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206bis-155/97


dimensioni format größe tamaño size

centimetri 40 x 40

inches 15,7 - 15,7


tecnica acrilico su tela intelaiata senza cornice
materials acrylic on stretched canvas without frame
technique acrylique sur toile montée sur chassis sans cadre
technik acryl auf streckt leinwand ohne rahmen
técnica acrílico en lona estirada sin frontera

fiche monographique mix

Luigi Perrella est né à Belvio (Côme) le 26 juin 1950. Actuellement, il vit et travaille à Sistiana (Trieste). Après sa scolarité, il a obtenu son diplôme d'ingénieur aérospatial à l'Ecole Polytechnique de Milan, et il soutenu son examen d'Etat au mois d'avril 1977. Son esprit naturellement créatif le pousse cependant à rechercher dans d'autres domaines - les références figuratives et expressives sont constantes - son identité existentielle. A travers des formulations graphiques et picturales d'ordre esthético-intimiste, il suit presque inconsciemment un itinéraire d'introspection psychologique analytique sur lui-même et le monde qui l'entoure. D'une part, ce cheminement iconographique contribue à situer dans un contexte historique son évolution linguistique et picturale. D'autre part, il coïncide de plus en plus clairement avec l'exigence toujours plus pressante qui se manifeste en lui, acquérant dans son for intérieur une forme de plus en plus enveloppante, captivante, intrigante et enfin absolue : c'est cette même exigence qui, en 1996, l'amène à déclarer ouvertement et sans appel : "je veux être peintre". A partir de mars 1997, Luigi Perrella participe avec un rythme de plus en plus soutenu à toute une série de manifestations et d'expositions ; des expositions collectives et personnelles se succèdent, dans le cadre desquelles les oeuvres picturales de différents formats témoignent d'un bonheur narratif chargé de lumière et de couleurs, tantôt douces et nuancées, tantôt fortes et impétueuses. Elles expriment les émotions jaillissant d'un esprit qui est sensible à la séduction toujours renouvelée de la nature et de son épanchement vers l'extérieur, dont l'essence tout juste perçue se dérobe déjà, dans le jeu perpétuel du fini et de l'infini, du réel et de l'irréel, du formel et de l'informel, dans le labyrinthe fermé de la vie qui offre encore et toujours une ouverture vers l'espoir, la lumière, la vérité. Cette dernière est peut-être le but recherché, ébauché, perdu et retrouvé par Perrella à travers la pâte harmonieuse, impalpable et teintée, parfois violente, tourmentée et grumelée des couleurs, véritable synthèse existentielle, journal d'une vie, "en proie au besoin", comme il l'écrit, "de laisser une trace de soi, pour soi, pour situer son existence dans l'histoire, pour décrire sa propre valeur, pour affirmer l'utilité d'avoir existé, pour témoigner de son caractère unique". Telle est la philosophie de Luigi Perrella, mais dans ses oeuvres, il y a surtout la peinture, comme en témoigne Carmine Benincasa, Professeur d'Histoire de la Critique d'Art, qui l'incite à continuer de peindre et qui lui écrit : "...Tu possèdes la peinture dans la liberté pulsionnelle de ton corps, de tes gestes, de tes névroses, de tes tendresses, de tes aimables faiblesses... Chemine entre le violet et le violet et entre les rangées du vert varié, avançant en blanc et bleu, vivant de choses humbles, bonnes et belles comme tu l'es...". "Cette peinture qui ne rend pas le monde plus réel, mais qui transforme la couleur et le récit de la couleur en réalité... Cette peinture est la trace du quotidien...".
Une peinture que Luigi Perrella semble avoir alimentée des atmosphères, de la luminosité et des visions objectives-plastiques-oniriques-symboliques-géométriques-informelles d'un siècle d'histoire de l'art. Il a peut-être respiré l'ensorcelante magie d'une certaine peinture naïve - surtout de l'Europe de l'est (songeons aux paysages d'Ivan Rabuzin) - et revécu les fables oniriques de Chagall à la lumière éblouissante du soleil et dans la splendeur de la nature luxuriante ; de même qu'il a conçu un ordre harmonieux et mathématique à la Mondrian où, toutefois, à la rigueur géométrique fait face un souffle lyrique et symbolique d'inspiration - encore une fois - naturaliste, qui va même au-delà de la forme et la dilue dans la sublimation de pures sensations chromatiques ; d'un autre côté, la simplicité désinvolte et pourtant sûre du dynamisme linéaire semblerait emmener la pensée vers le bonheur narratif eurythmique de Matisse.
Par ailleurs - au delà des critiques autorisées comme celle de Benincasa - il existe, parmi les passionnés d'art, des connaisseurs qui retrouvent dans ses oeuvres des valeurs philosophiques, comme Ruggero Prazio qui, décelant dans le thème des "migrations" des fleurs - récurrent dans de nombreuses oeuvres de Luigi Perrella - une "métaphore de la vie", y voit également des intuitions métaphysiques quand il affirme que "ce que l'auteur recherche, c'est précisément la transcendance, la poussée verticale, la possibilité de résoudre les difficultés et les questionnements de la vie en tendant vers cette "harmonie cachée" qui témoigne du compromis entre le désir de se connaître et l'impossibilité de se répondre...".
Cependant, le questionnement de Perrella ne se résume pas dans un stérile discours intellectuel ; elle devient une narration chromatique de l'essence, à savoir le tissu conjonctif de toute chose, qui transmet à partir de lui et à travers lui une union cosmique d'universalité naturelle et transcendantale, tant et si bien que, par une sorte de magie, l'esprit et la matière coexistent sans se gêner ; au contraire, ils se stimulent l'un l'autre. C'est précisément la spontanéité pétillante et riche d'épaisseur qui conquiert l'esprit, le coeur et les sens de ceux qui observent et qui, enfin, décrètent le succès des oeuvres de Luigi Perrella dans les nombreuses expositions ; leur itinéraire relie Trieste à Paris, Udine à Milan et à Florence, à Istanboul, et il se projette déjà vers Buenos Aires et New York.

fiche collections raisonnee

Nombreuses sont les grandes collections qui comptent des oeuvres de Luigi Perrella ; parmi celles-ci, nous nous bornons à en signaler quelques-unes. Elles montrent que l'artiste n'échappe pas à l'attention de ceux qui - par habitude et familiarité avec les hautes valeurs artistiques et culturelles - savent en saisir la particularité créative, dans son expression originale et vraie. En premier lieu, la collection de Carmine Benincasa, amateur et profond connaisseur de l'art, qui a fait de cette passion sa profession. Actuellement Professeur d'Histoire de la Critique d'Art à la Faculté d'architecture de l'Université "La Sapienza" de Rome ; ex-professeur d'Art à l'Université de Florence ; membre du Conseil Supérieur du Ministère des Biens Culturels et Environnementaux ; critique d'art au Corriere della Sera ; co-éditeur et directeur artistique de la revue "Cahiers d'art" ; rédacteur, responsable et directeur de la collection d'oeuvres d'art éditée par Seat en 1988 à tirage limité (3000 exemplaires) ; Commissaire de la Biennale de Venise ; auteur de nombreuses recherches et publications consacrées à l'art du XVIe siècle (en particulier Contre-Renaissance et Maniérisme) et à l'art du XXe siècle, ainsi que de monographies sur les principaux représentants de l'art contemporain. Carmine Benincasa a été l'un des premiers à croire aux couleurs et au signe de Luigi Perrella, à en déceler les particularités artistiques, à en canoniser la peinture et à l'estimer à tel point qu'il a voulu inclure certaines de ses oeuvres dans sa collection privée ; y figurent aussi les noms les plus significatifs de l'art moderne et contemporain tels que, pour n'en citer que quelques-uns, Rubens, Kandinsky, Monet, De Chirico, Matisse, Morandi, Cézanne, Balla, Masson, Guttuso, Schifano.
Parmi les prestigieuses collections de critiques d'art et de représentants de la culture italienne qui comptent une ou plusieurs oeuvres de Luigi Perrella, citons celle d'Etta Carignani di Novoli, qui possède, entre autres, des oeuvres de Carnovali (Il Piccio) et de Cronach l'Ancien, de l'Ecole vénitienne et toscane, de De Chirico et de Guttuso. Maria Enrichetta Melzi Carignani n'est pas seulement une amateur d'art ; c'est aussi un personnage de tout premier plan dans les domaines social, culturel et industriel, au niveau national et international. Il serait trop long d'énumérer les nombreuses fonctions internationales qu'elle exerce ; nous nous limiterons à rappeler qu'elle est co-propriétaire de l'imposant "Gruppo Weissenfels", leader mondial de plusieurs secteurs industriels, Conseiller d'Administration de l'Organizzazione Tipografica Editoriale (sa famille est donc le premier actionnaire des quotidiens "Il Piccolo" et "Il Messaggero Veneto"), Grand Officier de l'Ordre du Mérite de la République Italienne, Présidente Nationale de l'A.I.D.D.A. (Association des Femmes Chefs d'Entreprises), Vice-Présidente Mondiale des F.C.E.M. (Femmes Chefs d'Entreprises Mondiales, qui compte 33 000 femmes chefs d'entreprises dans le monde) et Consul Honoraire de France à Trieste.

artitalia s.r.l.
novembre 1998

I quadri di Perrella non sono belli, possono sedurre molto; però hanno il sapore della pittura, come deve essere la pittura; la pittura non deve essere nè buona nè bella: deve essere pulcrum, deve essere bellezza... deve essere luce restando materia.
Questo riesce a fare Perrella; è una pittura che è un labirinto, perchè invece di introdurre sul mondo apre e spalanca una finestra sull'interno, sulla coscienza, sul cuore.
Ed allora è in realtà una pittura trappola questa di Perrella; è una pittura che fa finta di nominare e ricapitolare il nome del mondo e delle cose del mondo, siano essi i fiori o altre cose... o ruderi o addirittura esplosioni quasi da big bang, ma in realtà registra attentamente, come in un sismografo, le variazioni di una tenera passione di un uomo che, dovendo costruire il mondo come ingegnere, in realtà costruisce il suo castello di sabbia sul mondo e all'interno della coscienza... e quindi i suoi fantasmi... ci racconta come nel suo cuore legge il mondo, come il suo cuore interpreta le cose e quindi è una pittura che rimanda e rinvia su un altro tipo di verità, su una passione: sulla passione del cuore dell'artista dinnanzi al colore.
E quindi è una pittura che si dondola in un'altalena, tra coscienza e mondo, tra cuore e cose del mondo, le cose più prossime: quelle del quotidiano; una pittura giocata su una passione d'amore, perchè ognuno di noi legge ed interpreta il mondo con il cuore che ha, ma soprattutto una pittura che riconosce, rifonda, ricomincia da capo a creare il mondo secondo il fantasma del cuore.
Questo è bello! Viene restituita la primarietà al soggetto, cioè l'artista; all'artista che si pone dinnanzi alla pittura con le sue cadute, con le sue tensioni, con i suoi voli, con i suoi precipizi, con i suoi errori... finalmente una pittura che sia pittura.
La pittura non è mai una questione di volontà tra colui che vuol dipingere e la pittura stessa; ci sono artisti che amano talmente la pittura che si vede, ma la pittura non ama loro: Perrella sì, la pittura lo porta... lo porta, lo ingoia, lo raggruma, lo coccola e... richiede l'assoluto, è come la luce la pittura, la pittura è una materia che diventa luce restando materia, questa è la straordinaria impossibile verità: bisogna restare materia diventando luce, così come bisogna diventare spirito restando corpo, nella nostra storia: quindi la pittura richiede l'assoluto e dipende dall'ubbidienza, dalla disciplina, dalla fedeltà che Perrella sa dare alla pittura.
E’ iniziata una stagione molto importante per Perrella; ho assistito alle trasmutazioni, alle trasformazioni della sua pittura nel giro di due anni, vorticose, vorticose... più si è donato alla pittura più la pittura riappariva piena di... piena di pittura: la pittura non esprime altro che sè stessa...

Carmine Benincasa

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